La philanthropie selon le milliardaire Georges Soros :

2ème partie :

Dans un article du bulletin no 59, je vous expliquais comment le milliardaire Soros avec sa fondation Open Society Foundations (OSF) et sa myriade d’ONG ont infiltré la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) pour imposer SON « idéal de société ouverte et sans frontière » cher au philosophe Karl Popper dont il fut le disciple. Sous couvert d’altruisme, il déconstruit l’occident en affaiblissant les nations. Il a donc patiemment placé des « juges Soros » acquis à sa cause et arrosé de nombreuses ONG qui gravitent à la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Heureusement, le directeur d’une ONG, le European Centre for Law and Justice (ECLJ) Grégor Puppinck a été surpris du tournant des jugements de la CEDH qui deviennent plus idéologiques qu’auparavant : ce n’est plus sur le terrain de la justice que les jugements sont rendus, mais sur celui de « la tolérance et l’esprit d’ouverture, sans lesquels il n’est pas de “société démocratique” », et se fait un devoir de « garantir les conditions du “vivre ensemble” en tant qu’élément de la “protection des droits et libertés d’autrui”. »

L’Autriche, la Grèce et l’Italie doivent légaliser les unions homosexuelles, la Pologne est obligée de favoriser le droit à l’avortement, la Hongrie doit abolir la prison à vie, la Russie est sanctionnée pour avoir condamné les activistes féministes punks des Pussy Riot, l’Autriche doit légaliser l’adoption d’enfants par les couples homosexuels et la Grèce est obligée d’accepter l’application de la charia. Ce qui relie tous ces cas, c’est la toile d’araignée Soros.

100 curriculum de juges à passer au crible :

Grégor Puppinck a passé au crible les curriculum vitæ des 100 juges ayant siégé depuis 2009 pour identifier leurs liens avec les ONG actives auprès de la CEDH. Son travail dévoile un système qui a permis au réseau d’ONG de George Soros d’étendre son influence sur la Cour européenne des droits de l’homme et de la convertir progressivement à son idéologie.

Les 47 pays signataires de la Convention européenne des droits de l’homme sont dans l’obligation de mettre leurs législations nationales en conformité avec la jurisprudence établie par la Cour. Il est donc plus efficace d’infiltrer une juridiction supranationale.

Chacun de ces 47 pays compte un juge membre de la Cour. C’est l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) qui les élit, parmi 3 candidats proposés par le pays. En réalité, Les juges européens sont sélectionnés selon des critères principalement politiques et ce sont généralement des personnes issues d’ONG.

Le « génie » de Georges Soros :

Et là se trouve la puissance de George Soros : les juges nationaux sont nommés pour dire la loi – c’est l’étymologie de juridiction -, et le droit au niveau national comporte des milliers de textes.

A l’inverse, la Convention européenne des droits de l’homme et ses protocoles sont si brefs – une vingtaine d’articles seulement garantissent les droits et libertés – que le pouvoir d’appréciation des juges strasbourgeois est immense. Les droits de l’homme sont une discipline par nature fortement idéologique : on peut faire dire à la Convention une chose et son contraire. Si un juge estime que la légalisation de la GPA s’impose au nom de la liberté, ou si, au contraire, il la condamne au nom de la dignité, il pourra faire dire les deux au même texte.

Les juges strasbourgeois examinent des affaires particulièrement variées, tels que des conflits inter étatiques (Crimée, Ukraine, Russie… ) des questions de mœurs (sexualité, mariage, famille, avortement), de biotechnologies (PMA, GPA, eugénisme), d’immigration (regroupement familial, droits des réfugiés) en passant par la liberté de religion (port du voile, minarets) ou encore la liberté d’expression (blasphème), les répercussions sur les législations et pratiques nationales sont énormes.

Entre 2009 et 2019, sept ONG liées à la fameuse Open Society ont infiltré la Cour Européenne de leurs collaborateurs pour qu’ils y deviennent juges permanents. Parmi les 100 juges ayant siégé au cours de cette période, 22 ont un lien direct avec l’une de ces ONG, comme dirigeant, comme bénéficiaire de leurs financements ou comme participant notable et régulier à leurs activités.

La plupart des ONG sont financées, parfois très largement, par l’organisation dans laquelle George Soros a investi 32 milliards de dollars depuis 1984.

Les recherches de Grégor Puppinck démontrent que depuis 2009, il y a 185 affaires dans lesquelles l’une des sept ONG a agi visiblement comme requérant, représentant ou tiers intervenant.

Vous avez dit conflit d’intérêts ?

Ce n’est pas le conflit d’intérêt qui retient les « juge Soros », ceux-ci, selon les recherches de Grégor Puppinck, ont siégé à 88 reprises dans une affaire alors même qu’ils avaient un lien direct avec une ONG impliquée. Cela ne concerne QUE les affaires dans lesquelles le lien entre le juge et l’ONG est direct. Ne sont pas comprises les affaires introduites par une autre ONG avec laquelle les liens financiers sont pourtant avérés. En pratique, cela voudrait dire, par exemple, qu’un juge issu de l’Open Society siégerait pour une affaire introduite par Human Rights Watch, organisation différente mais dépendante de l’OSF.

Cette configuration est malheureusement beaucoup plus fréquente que celle des 185 affaires analysées par Grégor Puppinck, car le nombre d’affaires laissant apparaître un lien indirect est considérable. Pourtant, quand une situation relève manifestement du conflit d’intérêts, les juges de la CEDH ne devraient pas siéger, ce que trop peu de juges font.

Les ONG peuvent attaquer elles-mêmes et leur moyen d’action privilégié est celui des recours contentieux stratégiques, il s’agit, à partir d’un cas concret, d’obtenir la condamnation de pratiques ou de législations nationales contraires aux intérêts ou aux valeurs de l’organisation, cette stratégie est également grandement facilitée par une collusion entre les ONG qui présentent les affaires (n’hésitant pas à s’associer) et les juges qui les tranchent.

Si le nombre d’affaires analysées par Grégor Puppinck sur la décennie passée est considérable, celles-ci pourraient cependant ne constituer que la partie émergée de l’iceberg. Le juriste s’est appuyé sur la base de données officielle de la Cour, « Hudoc », qui permet de consulter le texte du résumé des affaires et celui des jugements rendus, mais seule une minorité des affaires jugées sont publiées sur « Hudoc », et les procédures de la CEDH sont peu transparentes et rigoureuses.  En effet, les avocats et juristes « omettent » régulièrement d’annoncer qu’ils travaillent pour une ONG, ainsi, aucune trace de l’implication de celle-ci dans la procédure et le jugement final.

Par exemple, en 2018, le groupe féministe des Pussy Riot est défendu à Strasbourg par un dirigeant de l’« Open Society Justice Initiative », Yonko Grozev. En plein milieu de cette affaire, celui-ci est élu juge à la CEDH. Peu de temps après, la Cour donne raison aux activistes féministes contre la Russie et condamne cette dernière à payer les indemnités de leur avocat… c’est-à-dire Grozev lui-même, désormais juge dans la même cour !

Grégor Puppinck voulait d’abord présenter son rapport à différents membres de la Cour pour tenter de remédier en interne à cette situation. Il le fit lire confidentiellement à quelques experts du Conseil de l’Europe et juges de la CEDH qui, très surpris mais tenus par le devoir de réserve, le poussent à le rendre public.

Le dilemme d’un lanceur d’alerte :

Comme le dit Grégor Puppinck « Je découvre une situation grave, j’ai conscience de ce qu’il peut m’en coûter de la révéler puisque je travaille avec la plupart des juges cités dans le rapport, mais je ne peux pas échapper au devoir de la rendre publique pour le bien de la Cour.  Pourquoi jouer à un jeu dont on sait que les règles sont faussées ? Si on n’arrête pas ce phénomène, la CEDH va perdre son indépendance. Or, celle-ci doit être préservée à l’égard non seulement des États, mais aussi des ONG, en particulier de l’Open Society. »

Abréviations :

OSF : Open Society Foundations

ONG : organisations non gouvernementales

CEDH : Cour Européenne des Droits de l’Homme

ECLJ : European Centre for Law and Justice (Centre européens pour la loi et la justice)

APCE : Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

OPA : Offre Publique d’Achat

GPA : gestation pour autrui

PMA : procréation médicalement assistée

Zorette