billet du Président no 53

Chères amies, chers amis,

Notre association avait informé la population vaudoise au travers d’une initiative pour la protection des terres agricoles. Comme de tradition, ce genre de proposition gêne les promoteurs immobiliers, les partis politiques (surtout quand ils n’en sont pas les initiants), les Communes et surtout le Conseil d’Etat dont l’ambition est de densifier la population et le nombre d’entreprises.

Le Conseil d’Etat ne veut pas percevoir les signaux des évènements naturels (inondations, éboulements de terrains) c’est bien connu, ça n’arrive qu’aux autres !

Les médias nous informent de la sécheresse en Suède, (France et Allemagne dans une moindre mesure), où l’on doit abattre le bétail, car il n’y a plus de fourrage et les prairies naturelles sont asséchées ; pourtant, l’une des raisons de tout cela est le bétonnage à outrance.

Pour la Suisse aussi touchée par ce désastre le Conseil Fédéral prend des décrets afin d’aider nos agriculteurs en baissant le droit de douane. Cela est bien sûr inutile, les pays ayant du fourrage le garderont pour eux.

De plus le Conseil Fédéral prend la « généreuse » décision d’aider financièrement et sans intérêts les agriculteurs. Complétement ridicule, étant donné le taux d’intérêts actuel.

Notre Conseiller Fédéral Schneider Amann, responsable de l’économie, aura ainsi obtenu son plus grand souhait : celui de se débarrasser de l’agriculture et ainsi passer par l’adhésion à l’UE pour subvenir à nos nécessités alimentaires : cet homme est d’une fourberie hors norme.

Les conséquences économiques vont s’accumuler : trop de viande sur le marché donc baisse des prix de vente pour les agriculteurs, ensuite il faudra importer de la viande d’Amérique (dont l’élevage est bien moins respectueux de l’animal qu’en Europe).

Tous les pays touchés par ce fléau seront contraints de monnayer avec des pays comme le Canada, l’Argentine ou l’Amérique. Tout cela est le résultat de la libre circulation et du libre-échange surtout le droit de s’établir pour tous les migrants ; on peut remercier les dirigeants de l’Union Européenne.

Quand le Conseil Fédéral nous informe que le nombre d’étrangers est de seulement 28%, nous ne sommes pas obligés de le croire !!!

Les recensements des prêts bancaires établissent que les personnes d’origine étrangère sont en tête du peloton pour emprunter, parmi eux, les Allemands, les Français et les Portugais.

Ceux-ci friment avec des voitures en leasing donc la valeur moyenne est de 20’000 francs. Puis, quand ils n’arrivent plus à payer leurs dettes, s’évaporent dans la nature … ou retournent au pays.

Nous comprenons mieux leurs disparitions du territoire helvétique. Pour plus d’informations, il suffit de consulter la Feuille d’Avis Officielle de votre Canton sous la rubrique « poursuites ».

Les politiciens ferment les yeux sur ces emprunts car cela fait soi-disant fonctionner l’économie du pays, faussant ainsi les statistiques. Mais paradoxalement, ce sont les mêmes qui s’inquiètent du surendettement des personnes.

L’UDC bernoise a déposé une initiative pour réduire le crédit cadre de 54 millions de francs pour une période de deux ans.

En 2017, les citoyens bernois avaient déjà suivi l’UDC, en refusant un crédit cadre de 105 millions pour l’aide aux requérants d’asile, plus particulièrement les mineurs non accompagnés.

L’UDC estime que le canton ne veut économiser que 5 millions sur les 100 millions dans le domaine de l’asile en 4 ans.

Avec l’augmentation des subventions fédérales et la baisse du nombre de requérants, le crédit doit être logiquement revu à la baisse de plusieurs millions.

 A bientôt.

Quand le Conseil d’Etat vaudois facilite la naturalisation

Le Conseil d’Etat vaudois fort d’une majorité de membres d’origine étrangère, a décidé de booster le nombre de naturalisations vaudoises. En effet, le canton met à disposition de tout un chacun un questionnaire à choix multiple (QCM) de 128 questions portant sur la Suisse et le canton, en version exercice … et corrigée.

La modification de la loi, entrée en vigueur le 1er janvier 2018 et « plus restrictive », n’a décidément pas plu au Conseil d’Etat vaudois, arguant le respect de la Constitution cantonale qui « défend le principe d’une naturalisation aisée pour les étrangers ».

Lors du test, seules les questions provenant du QCM mis en ligne par le canton et 32 questions complémentaires issues de la commune de résidence peuvent être posées.

Si certaines questions sont compréhensibles ( par exemple : « sur la population du canton de Vaud, les résidents étrangers représentent… environ 10%, environ 20%, environ 25%, environ 30% » ) quelques unes m’étonnent : « Quel personnage féminin se trouve sur plusieurs pièces de monnaie suisse ?   -Helvetia, Heidi, Ursula Andress, Marie.» ou alors : « Dans quelle ville se trouve le musée de l’alimentation ? -Rolle, Gland, Vevey, Yverdon-les-Bains. »

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez trouver l’intégralité des questions sur le site officiel du canton ou directement ici : https://www.vd.ch/themes/population/population-etrangere/naturalisation/

Mais est-il si difficile de devenir citoyen suisse ?

 Les conditions posées par le droit suisse sont plus accessibles que le sommet du Cervin :

  • Être titulaire d’un permis d’établissement C
  • Avoir séjourné en Suisse 10 ans
  • Avoir séjourné 2 ans dans le canton de Vaud dont l’année précédant la demande
  • Parler et écrire en français (certificats A2 écrit/B1 oral)*
  • N’avoir perçu aucune aide sociale dans les 3 ans précédant la demande*
  • S’acquitter de ses impôts
  • Ne pas avoir de poursuites et d’actes de défaut de biens récents
  • Respecter la sécurité et l’ordre public
  • Posséder des connaissances élémentaires en géographie, histoire, sociale et politique de la Suisse, du Canton et au niveau local

Le point concernant l’aide sociale  (ne pas percevoir celle-ci dans les 3 ans précédents la demande, avec une possibilité de circonstances personnelles, c’est-à-dire que l’autorité cantonale tient compte de manière appropriée de la situation particulière de chaque candidat.  Les personnes qui souffriraient d’un handicap physique, mental ou psychique, d’une maladie grave ou de longue durée, de grandes difficultés à apprendre, à lire et à écrire rendant difficile la réalisation de certaines conditions (*) peuvent signaler ces circonstances personnelles à l’autorité cantonale lors du dépôt de la demande de naturalisation .) est extrêmement généreuse.

Le point 7  (poursuites et actes de défaut de biens) peut être considéré de manière plus ou moins large, quelle durée veut dire « récent » ??

Pour les  personnes marié(e) avec un(e) citoyen(ne) suisse, la naturalisation facilitée  est accessible s’il ou elle remplit  certaines  conditions, dont entre autre :

-être marié(e) à un(e) citoyen(ne) suisse depuis trois ans et vivre avec. Ce qui est peu, il y a quelques années, ce délai était de 10 ans !

-avoir séjourné en Suisse pendant cinq ans en tout, dont l’année précédant le dépôt de la demande.

Difficile de faire plus facile.