La voiture électrique ? pas si idyllique ! :

On nous prône que la voiture électrique est bonne pour l’environnement, car elle dégage moins de gaz carbone que la voiture à essence, mais qu’en est-il vraiment ? Premier point évident, une voiture électrique consomme donc de l’électricité bien sûr mais si celle-ci provient de production nucléaire, on ne peut pas affirmer que cette voiture est écologique.

Mais ce n’est pas le plus grave : avant même qu’une e-voiture roule, l’extraction et la transformation de matières premières nécessaires pour la production de ces engins, produisent des dommages énormes. Pour exemple, une voiture électrique de classe moyenne contient 1’600 kg de métaux et d’autres matériaux (acier, aluminium, cuivre, matières plastiques) dont la grande partie provient de zones de forêts tropicales. 

Les batteries lithium-ion, outre le lithium, contiennent du manganèse et du graphite, env. 10 kg de cobalt et 30 kg de nickel.

Le cobalt, le cuivre et le nickel sont extraits dans une ceinture de 800 km de long située dans la forêt tropicale au sud de la République Démocratique du Congo dans des conditions de travail catastrophiques, pour des salaires de misère et par des dizaines de milliers d’enfants.

L’Indonésie et les Philippines sont les plus gros importateurs de nickel, alors que les mines de cuivre se trouvent dans les Andes sud-américaines et le fer destiné à la production d’acier est principalement extrait au Brésil.

Des grands groupes sans scrupules détruisent les forêts tropicales pour développer une électromobilité soi-disant propre. Ils altèrent la biodiversité, polluent l’environnement, causent de la misère et portent de très graves atteintes aux droits de l’homme.

La plupart des voitures électriques fonctionnent avec des moteurs synchrones dotés d’aimants au néodyme-fer-bore. Ceux-ci contiennent des « terres rares » comme le dysprosium, néodyme, praséodyme et le terbium. L’extraction de celles-ci a surtout lieu en Chine. Pour ce faire, des produits chimiques sont utilisés, générant de grandes quantités de boues toxiques et de déchets miniers.

La Commission européenne et l’industrie automobile européenne veulent agir rapidement pour conquérir ce nouveau marché estimé à une valeur de 250 milliards d’euros par an à partir de 2025 en Europe. En octobre 2017, l’UE a créé l’« Alliance européenne des batteries ». Elle doit mettre sur pied une production de batteries au moyen de fonds publics. 20 à 30 usines géantes doivent voir le jour en UE avec la participation des plus grands groupes de batteries au monde tels que CATL (Chine) et LG Chem (Corée du Sud).

En mai 2018, l’UE a créé le « plan d’action stratégique pour les batteries », qui fait partie intégrante de sa troisième série de mesures intitulée « L’Europe en mouvement ».

Le plan d’action vise à garantir « l’accès aux matières premières des batteries provenant de pays riches en ressources, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE ». La commission européenne invite les États membres à intensifier le soutien apporté aux projets de fabrication de batteries, à mettre à disposition les moyens financiers nécessaires ainsi qu’à simplifier et accélérer les procédures d’octroi de permis destinées à l’extraction et la transformation des matières premières nécessaires.

Les Verts veulent nous inciter à acheter des voitures électriques, mais les dégâts causés à la nature … et aux humains est paradoxalement contraire à leurs idéologies.

Est-ce mieux de polluer dans d’autres continents ?

Zorette