Arrêté fédéral du 20 décembre 2019 relatif à l’acquisition de nouveaux avions de combat :

Cela fait de nombreuses années que le parlement et le Conseil Fédéral veulent renouveler la défense aérienne, il est nécessaire de remplacer nos avions de combat en service depuis 1978 et 1996 par de nouveaux appareils pour un coût maximum de 6 milliards de francs. Les F-5E Tiger sont obsolètes, et les F/A-18 Hornet atteindront la fin de leur vie utile en 2030. Il faut donc prévoir comment les remplacer pour une protection de notre espace aérien, le processus ne se fait pas en quelques mois.

Il était prévisible que le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) lance un référendum, soutenu par le PS et les Verts. Les arguments du GSsA sont-ils fiables ?  En effet sur le site du groupe, nous pouvons lire que le référendum a abouti avec plus de 70’000 signatures, alors que sur le site officiel du Conseil Fédéral, il est indiqué que « La Chancellerie fédérale a constaté, après vérification, que 65’685 des signatures déposées sont valables ».

La Suisse doit pouvoir garantir la sécurité au sol mais aussi dans les airs, il est utopique de vouloir compter sur ses voisins, même si nous entretenons des relatives bonnes relations avec eux. La crise du Covid nous l’a bien démontré, en temps de crise, par exemple dans l’achat de matériel médical, c’est chacun pour soi.

L’émergence de nouvelles formes de guerre ne remplace en rien les anciennes menaces, mais les complète. La diversité des menaces exige donc aussi des réponses et des stratégies de défense diverses.

Il s’agit d’un investissement de plusieurs décennies dans la sécurité. L’espace aérien doit être protégé en tout temps et les avions de protection de l’espace aérien assurent le service de la police de l’air.

Deux avions et pilotes armés sont en permanence disponibles à cet effet. Si un avion traverse la frontière suisse sans autorisation, il peut être contrôlé et contraint de faire demi-tour ou d’atterrir. La Suisse peut également surveiller l’espace aérien et protéger des événements importants tel que les conférences de l’ONU ou le Forum économique mondial de Davos. Chaque année, il y a environ 40 cas dans lesquels un avion viole la souveraineté aérienne, ne respecte pas les règles du trafic aérien ou se trouve dans une situation d’urgence et nécessite donc une intervention. En outre, les Forces aériennes suisses effectuent chaque année environ 350 contrôles ponctuels pour vérifier les données des avions. Mais en période de tension accrue, les forces aériennes doivent aussi être en mesure de maintenir la souveraineté aérienne pendant des semaines, voire des mois, ce qui nécessite un nombre suffisant d’avions de combat opérationnels. Tant que la menace et l’usage de la force seront un instrument de politique internationale, une protection permanente et donc des avions opérationnels resteront indispensables pour notre sécurité et notre liberté. En tant que pays neutre, la Suisse doit être en mesure de se protéger. La protection indépendante de l’espace aérien est également une obligation en vertu du droit international.

Le budget pour les avions de combat sera prélevé uniquement sur le budget de l’armée, les autres départements ne seront donc pas impactés. La somme de 6 milliards paraît énorme, mais c’est un investissement sur plusieurs dizaines d’années.   

A titre de comparaison, pour la seule année 2019, la Confédération suisse a dépensé plus de 71.4 milliards, dont plus de 22 milliards pour la prévoyance sociale.

C’est pour toutes ces raisons que nous vous proposons de voter OUI à l’arrêté relatif à l’acquisition de nouveaux avions de combat.