Modification de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages (Loi sur la chasse, LChP)

Un référendum a été lancé et a abouti. Ce sont des associations de protection de la nature, mais aussi des chasseurs, des personnes issues du milieu forestier ainsi que des parti politiques tel que les Verts, les Verts Libéraux, les socialistes et le parti évangélique suisse qui disent NON et militent contre cette loi, qui n’est clairement pas une loi contre la chasse. Cette nouvelle loi est insatisfaisante : non seulement les animaux protégés pourront être abattus avant même d’avoir causé le moindre dommage, mais cela sera permis aussi dans des réserves de faune.

Cela touche le loup, mais aussi le castor, le lynx, le cygne tuberculé, le lièvre, le héron ainsi que d’autres espèces protégées.

La loi permet déjà aux cantons d’abattre des animaux appartenant à des espèces protégées lorsque cela s’avère nécessaire. Actuellement, les cantons ont la possibilité de réguler ces populations, pour autant que la Confédération ait donné son assentiment.

La nouvelle loi sur la chasse acceptera les tirs «préventifs»: les animaux appartenant à des espèces protégées peuvent être abattus en grand nombre alors qu’ils n’ont commis aucun dommage (art. 7a, al.2, let. b), et sans qu’il soit nécessaire de prendre des mesures raisonnables (p. ex. protection des troupeaux) pour empêcher d’éventuels dégâts. Ils peuvent être abattus simplement parce qu’ils existent.

Le Conseil fédéral pourra en tout temps inscrire des animaux protégés sur la liste des espèces susceptibles d’être régulées, sans que ni le peuple, ni le Parlement n’aient leur mot à dire. Il pourra donc déclarer légale la régulation du castor, du lynx, de la loutre, du héron cendré ou du cygne tuberculé (art. 7a, al. 1 let. c) – alors même que ces animaux sont menacés. Leur protection ne doit en aucun cas être affaiblie.

Il est urgent de protéger des espèces en danger telles que le lièvre brun, le tétras lyre, le lagopède et la bécasse des bois. Il est incompréhensible que leur chasse reste autorisée (art. 5, al. 1).

Par exemple, Chaque année, près de 400 lagopèdes alpins sont tués dans quatre cantons suisses, dont près de la moitié dans les Grisons. La chasse au lagopède alpin est purement sportive et récréative, car il n’y a aucune nécessité de réguler cette espèce. En 2016, l’exécutif du canton du Valais, qui enregistre le plus grand nombre d’oiseaux abattus, a communiqué au Grand Conseil que la chasse aux tétraonidés (lagopède alpin, tétras-lyre) rapportait près 75 ‘000.- par année. On se souvient que ce même canton monnaye des permis de chasse au bouquetin, notamment à des amateurs de chasse au gros gibier étrangers, avec l’aide des gardes-faune locaux. Déplorable.

La révision aurait été une occasion idéale pour interdire la chasse au terrier des renards, barbare et inutile. Malheureusement, le parlement ne l’a pas fait.

Le lynx et le loup sont deux prédateurs qui en tuant leurs proies évitent naturellement un abroutissement excessif des jeunes arbres par les cerfs et les chevreuils. Ils font partie de l’écosystème et contribuent à l’existence de forêts de protection diversifiées et stables. Une « régulation préventive » de ces animaux selon la nouvelle loi porte atteinte à la forêt et s’avèrera contreproductive du point de vue de la gestion forestière.

Il faut centraliser les décisions concernant des animaux qui vivent et traversent parfois les frontières cantonales. Un foisonnement de solutions cantonales entraînant une gestion disparate et incohérente de la faune sauvage n’est pas logique. Cette loi est déséquilibrée.

Les partisans de cette nouvelle loi mettent l’accent sur la présence accrue des loups, mais la réponse de celle-ci n’est pas adaptée à la situation actuelle, et les modifications ne concernent pas que le loup, comme nous vous l’avons démontré.

C’est pour ces raisons que nous vous conseillons de voter NON à cette nouvelle loi, afin d’en édicter une nouvelle avec moins de défauts.

Initiative populaire du 31 août 2018 «Pour une immigration modérée (initiative de limitation)» :

Cette initiative lancée par l’UDC déplaît évidemment aux autres partis politiques et aux milieux économiques. Mais force est de constater que depuis l’introduction de la libre circulation des personnes avec l’UE en 2007, la Suisse est submergée par une vague d’immigration qu’elle ne peut pas (que le gouvernement ne veut pas) contrôler.

Il est évident que la Suisse doit conclure des accords avec d’autres pays, mais nous devons pouvoir garder le contrôle des personnes qui viennent en Suisse.

Les conséquences durant les 13 dernières années sont désastreuses : la Suisse a accueilli 1 million d’étrangers, c’est hallucinant, quand on connaît la grandeur de notre pays.

Si la majorité des entrepreneurs sont pour la libre circulation, c’est avant tout parce qu’ils peuvent ainsi obtenir une main d’œuvre bon marché, car ce sont majoritairement des personnes peu formées qui arrivent. La pression sur les salaires des Suisses est énorme, en particulier sur les séniors.

« Economiesuisse », l’organisation faîtière des entreprises suisses prétend qu’il y a une pénurie de professionnels qualifiés en Suisse. Mais cet argument est utilisé depuis 13 ans. Une preuve donc que ces accords ne sont pas efficaces. Et de toute façon, les entreprises suisses peuvent à tout moment recruter dans le monde entier des travailleurs hautement qualifiés, même sans libre circulation.

Nous le répétons souvent, plus de travailleurs étrangers rime avec plus d’habitants, donc plus de logements (plus chers), des infrastructures routières (de nombreux bouchons), ferroviaires (trains bondés et en retard). Des infrastructures électriques, mais aussi des stations d’épuration et de gestion des déchets à agrandir et des terrains utilisés pour construire encore plus d’immeubles. Mais aussi plus d’écoles, pour des enfants d’origine étrangères qui abaissent le niveau d’enseignement, avec des inévitables problèmes linguistiques, sociaux et culturels.

Et nous devrions atteindre des objectifs de protection du climat très ambitieux … !!!

Les soi-disant avantages de la libre circulation sont-ils vraiment plus importants que les inconvénients ?

Les statistiques criminelles sont malheureusement limpides : 432’000 violations du Code pénal, 75’757 violations de la loi sur les stupéfiants et 37’024 violations de la loi sur les étrangers. Aussi bien la statistique criminelle de la Confédération que la statistique des condamnations confirme que les actes de violence sont principalement commis par des hommes étrangers. Compte tenu de leur part d‘environ 25% à la population, les migrants sont largement surreprésentés notamment parmi les auteurs de crimes violents et sexuels. Tel est également le cas pour les violences domestiques qui ont souvent une issue mortelle pour beaucoup de femmes. Remarquons au passage, que les féministes, qui dénoncent à juste titre ces violences, acceptent avec enthousiasme plus d’étrangers.

La Suisse a ses particularités qui la rendent unique : la démocratie directe, le fédéralisme, son indépendance, sa neutralité armée et son autodétermination, pour ne citer qu’eux. Si nous accueillons trop d’étrangers à la fois, ce n’est pas ceux-ci qui vont s’intégrer et apprécier ces particularités, mais leurs valeurs importées qui vont s’imposer. (tout comme les plantes et animaux exotiques…)

Seule une immigration modérée et contrôlée nous permet de sauvegarder nos traditions et notre culture.

De plus, il y a un fort déficit de l’AVS qui ne peut que s’accentuer à long terme avec la libre circulation. Pourquoi ? Parce que jusqu’à maintenant, l’immigration a compensé le faible taux de natalité et contribué au financement de l’AVS. Quand les immigrants qui cotisent actuellement auront l’âge de la retraite, la tendance va s’inverser, d’autant plus que certains auront des lacunes de cotisations et réclameront des prestations complémentaires (PC), les étrangers bénéficient déjà plus que les Suisses des PC.

Un autre point important est le sujet des personnes avec dettes et poursuites, elles sont de plus en plus nombreuses, et cela pose problème : il est facile à une personne de nationalité ou d’origine étrangère de contracter des dettes, indubitablement de plusieurs milliers de francs, envers des entreprises ou même les autorités, au travers des impôts, (ce sont des dizaines de cas visibles dans chaque parution de la FAO). Il suffit de partir de la Suisse, et voilà le « problème résolu » …

En 2014, le peuple et les cantons ont approuvé l’initiative contre l’immigration de masse. Ce nouvel article constitutionnel 121a, devrait obliger la Suisse à gérer de manière autonome l‘immigration sur son territoire. Pour atteindre cet objectif, le Conseil fédéral aurait dû renégocier l’accord de libre circulation des personnes. Pendant 3 ans, L’UE a refusé d’entrer en matière. Le Conseil fédéral s’est incliné, n’osant pas imposer ses arguments. Avec cette dernière initiative, cela ne sera plus possible car celle-ci exige des nouvelles négociations en l’espace d’un an. Une résiliation de l’accord n’interviendra que s’il n’y a pas de négociation.

Le Conseil Fédéral doit suivre le peuple qui veut renégocier la libre circulation, c’est pour cela que nous vous demandons de voter OUI à l’initiative de limitation.