Loi fédérale du 18 juin 2021 sur un train de mesures en faveur des médias :

Cette modification de loi a été attaquée par un référendum qui a abouti afin de nous permettre de voter sur ce sujet à première vue anodin.

Les différents journaux, radios et télévisions privées ainsi que les médias
en ligne fournissent chaque jour à tout un chacun  des informations régionales et nationales. Comme beaucoup d’entreprises, les médias locaux et régionaux rencontrent des difficultés financières, liées à la crise sanitaire. De nombreux journaux ont disparu, les radios et télévisions privées voient elles aussi leurs recettes publicitaires diminuer. Si la Confédération accorde depuis longtemps un rabais sur la distribution des journaux en abonnement, le Conseil fédéral et le parlement ont décidé que le soutien sera étendu aux titres à plus grand tirage et
à la distribution des journaux tôt le matin.
Le financement sera payé par le biais des recettes de la redevance de radio-télévision existante et du budget de la Confédération.

Pour les opposants, c’est notre démocratie qui est en jeu, et ceci avec l’argent du contribuable. Les médias rendus financièrement dépendants ne peuvent pas être neutres envers le Conseil fédéral qui les aide financièrement.

Les subventions aux médias, qui s’élevaient jusqu’à présent à 53 millions de francs par année, devraient durer 7 ans, ce qui totalise des subventions à près d’un milliard ! Plus de 70 % iraient ainsi aux grands groupes de presse Par exemple : la  maison d’édition cotée en bourse TX Group
(«Tages-Anzeiger») pourrait ainsi empocher des millions chaque année. C’est un gaspillage d’argent du contribuable et ceci est extrêmement dommageable du point de vue du débat d’idées politiques qui devrait être démocratique dans notre pays.

Les bénéficiaires de cette manne, les éditeurs de journaux, prétendent avoir besoin de l’argent de l’État afin de diffuser
des «informations pertinentes pour la démocratie».
Il est faux d’affirmer que la nouvelle loi sur les médias a été spécialement conçue pour
les petits éditeurs et qu’elle favorise la liberté des médias. Il n’y a plus que quelques petites maisons d’édition de journaux en Suisse.

Les subventions favorisent en outre la baisse qualitative du contenu des médias. Selon une
étude de l’Université de Zurich, la part des articles de presse parus dans plusieurs journaux a doublé entre 2018 et 2020, passant de 10 % à 21 % en seulement trois ans, et la tendance est à la hausse.

Jusqu’à présent, seuls les journaux dont le tirage n’excédait pas 40’000 exemplaires étaient subventionnés. Cette limite sera dorénavant supprimée si la loi est acceptée : Désormais, les grands journaux comme Blick, Tages-Anzeiger, NZZ, 24 heures, etc. seront également subventionnés. Les journaux du dimanche, publiés uniquement par de grands éditeurs, seraient désormais aussi arrosés par l’argent des contribuables.
Les partisans prétendent promouvoir les médias régionaux.  En fait, la quasi-totalité des journaux régionaux a été rachetée par les grands éditeurs, qui ont régulièrement fermé ou redimensionné les rédactions locales, ce qui n’aide pas la promotion régionale.


Les deniers publics rendent dépendant de l’État, on ne mort pas la main qui nous nourrit !


Voici les subventions ajoutées selon les différents domaines d’après les données de l’Office fédéral de la communication (Ofcom):
– réduction des taxes de transport des journaux quotidiens/hebdomadaires + 20 millions.
– réduction des taxes de transport presse associative/des fondations + 10 millions,

  • réduction du prix de la distribution des journaux/hebdomadaires du matin et du dimanche ( nouveau ) + 40 millions,
  • Formation initiale/continue, conseil de presse, agences de presse, informatique d’édition + 25 millions,
  • Médias en ligne: 60% des recettes d’abonnement ( nouveau + 30 millions ).

Total des subventions aux médias 53 (anciennes) + 125 ( nouvelles) = 178 millions

En y ajoutant les subventions de la répartition des redevances aux stations de radio et chaînes de télévision privées qui sont de 109 millions, ainsi que les économies réalisées par les maisons de presse grâce à la TVA réduite de 2,5% (au lieu de 7,7%) :130 millions, cela donne un total des subventions directes et indirectes aux médias de 417 millions de francs. Par année, et cela sur une durée de 7 ans !


En 2017, le Conseil fédéral a constaté que les subventions accordées jusqu’à présent n’avaient eu «aucun effet» sur la diversité des médias. Mais c’est aussi sur le plan économique que les millions en subvention s’avèrent injustifiés. Dans les années précédant le coronavirus, les cinq maisons d’édition dominant le marché du pays gagnaient près d’un demi-milliard de francs par an et reversaient des centaines de millions de dividendes à leurs actionnaires. Et même durant l’année de coronavirus 2020, elles ont réalisé encore près de 300 millions de francs de bénéfices.


Comme on le voit : les éditeurs peuvent financer eux-mêmes leurs activités opérationnelles. Il est donc indécent et inutile de les répercuter sur le peuple.


Dans la nouvelle loi, il est également prévu de subventionner les médias en ligne. Mais seulement ceux proposant un abonnement à leurs lecteurs. Les offres médiatiques gratuites – qu’elles soient en ligne ou imprimées – sont donc exclues de toute aide publique. La Confédération souhaite à l’avenir verser aux éditeurs 60 % des recettes d’abonnement pour chaque abonnement en ligne. Ce ne sont donc pas les consommateurs qui profiteraient de cet argent public, mais de nouveau, les éditeurs. Cela évincerait de facto les services en ligne locaux et régionaux gratuits du marché, de manière ciblée. Il en résulterait la disparition d’une information librement disponible sur internet concernant les processus politiques à proximité des citoyens. En contrepartie, les consommateurs seraient contraints d’acheter de coûteux abonnements en ligne auprès d’éditeurs monopolistiques.


Face à la politique et à l’administration, les médias financés par l’Etat perdent leur fonction de chien de garde démocratique. Leur dépendance vis-à-vis de l’Etat les rendent évidemment peu crédibles.

Il est flagrant que le comportement des consommateurs de médias a radicalement changé. Selon l’université de Zurich, 61% des consommateurs s’appuyaient déjà sur les actualités en ligne en 2019. C’est de loin le pourcentage le plus élevé parmi tous les types de médias. Tous les autres médias ont perdu des parts de marché de manière drastique au cours des dix dernières années : les journaux à abonnement ont perdu environ 25 % et la TV environ 24 %.


Dans l’intérêt de la liberté d’expression et de la diversité des médias, la nouvelle loi sur les médias doit être stoppée.


C’est pourquoi nous vous conseillons vivement de voter NON au «train de mesures en faveur des médias».

Initiative populaire «Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac » :

La Constitution est modifiée comme suit:
Art. 41, al. 1, let. g
1 La Confédération et les cantons s’engagent, en complément de la responsabilité individuelle et de l’initiative privée, à ce que:
g. les enfants et les jeunes soient encouragés à devenir des personnes indépendantes et socialement responsables et soient soutenus dans leur intégration sociale, culturelle et politique et à ce que leur santé soit promue.

Art. 118, al. 2, let. b
2 Elle légifère sur:
b. la lutte contre les maladies transmissibles, les maladies très répandues et les maladies particulièrement dangereuses de l’être humain et des animaux; elle interdit notamment, pour les produits du tabac, toute forme de publicité qui atteint les enfants et les jeunes;

En Suisse, la publicité pour le tabac est interdite à la radio et à la télévision
lorsqu’elle s’adresse spécifiquement aux mineurs. La majorité des cantons ont édicté des règles plus strictes, notamment
en ce qui concerne la publicité placée sur des affiches, dans les cinémas ou encore concernant le parrainage d’événements.

L’initiative a pour objectif d’interdire toute publicité pour le tabac là où des enfants ou des adolescents peuvent la voir,
par exemple dans la presse, sur des affiches, sur internet, au cinéma, dans les kiosques ou lors de manifestations. Les mêmes règles s’appliqueraient à la cigarette électronique. La publicité qui ne cible que les adultes ou se trouve à des endroits inaccessibles aux mineurs resterait admise.   

Le Conseil fédéral et le Parlement estiment que l’initiative va trop loin et propose un contre-projet ; c’est la nouvelle loi sur les produits du tabac qui réglemente notamment la composition, le conditionnement, la vente et le contrôle des produits du tabac et des cigarettes électroniques, ainsi que la publicité.

Les mesures suivantes sont prévues:
la vente de produits du tabac et de cigarettes électroniques aux jeunes de moins de 18 ans est interdite. La publicité pour le tabac est interdite sur les affiches, dans les
cinémas, sur les terrains de sport, ainsi que dans et sur les bâtiments publics et les véhicules des transports publics, la publicité qui cible les mineurs est interdite ainsi que le parrainage de manifestations destinées aux jeunes et lors  d’événements à caractère international.

Cette nouvelle loi sur les produits du tabac est sujette au référendum, si celui-ci n’est pas demandé ou n’aboutit pas, la loi peut
entrer en vigueur quel que soit le résultat du vote sur l’initiative populaire. Si l’initiative est acceptée, la loi devra être modifiée par
la suite.

Nous vous conseillons de voter OUI à l’initiative.

Initiative «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès» :

La Constitution serait modifiée comme suit:

Art. 80, al. 2, let. b, 3 et 4

2 Elle [la Confédération] règle en particulier:

b. abrogée

3 L’expérimentation animale et l’expérimentation humaine sont interdites. L’expérimentation animale est considérée comme un mauvais traitement infligé aux animaux et peut être constitutive d’un crime. Ce qui précède s’applique de façon analogue à l’expérimentation animale et à l’expérimentation humaine, de même que les dispositions suivantes:

a. une première utilisation n’est admise que si elle est dans l’intérêt global et prépondérant du sujet (animal ou humain) concerné; elle doit en outre être prometteuse et être effectuée de manière contrôlée et prudente;

b. à compter de l’entrée en vigueur de l’interdiction de l’expérimentation animale, le commerce, l’importation et l’exportation de produits de toute branche et de toute nature sont interdits si ces produits continuent de faire l’objet directement ou indirectement d’expérimentation animale; l’interdiction ne s’applique pas aux produits déjà existants qui ne font plus l’objet d’aucune expérimentation animale, directement ou indirectement;

c. la sécurité pour l’être humain, les animaux et l’environnement doit être assurée en tout temps; à cet égard, la mise sur le marché ainsi que la diffusion et la dissémination dans l’environnement de nouveaux développements ou de nouvelles importations pour lesquels il n’existe pas de procédure sans expérimentation animale officiellement reconnue, sont interdites;

d. les approches substitutives sans expérimentation animale doivent bénéficier d’aides publiques au moins équivalentes à celles dont bénéficiait précédemment l’expérimentation animale.

4 L’exécution des dispositions fédérales incombe aux cantons dans la mesure où elle n’est pas réservée à la Confédération par la loi.

Art. 118b, al. 2, let. c, et 3

2 Elle [la Confédération] respecte les principes suivants en matière de recherche en biologie et en médecine impliquant des personnes:

c. abrogée

3 Les projets de recherche doivent satisfaire aux exigences fixées à l’art. 80, al. 3, let. a.

Art. 197, ch. 122
12. Disposition transitoire ad art. 80, al. 2, let. b, 3 et 4, et 118b, al. 2, let. c, et 3 (Interdiction de l’expérimentation animale et de l’expérimentation humaine)

Cette initiative a été déposée le 18 mars 2019 munie de 123’640 signatures valables, il en fallait 100’000 .

Le but de celle-ci est d’inscrire dans la Constitution suisse de nouvelles dispositions à l’article 80 (Protection des animaux) et à en supprimer une autre à l’article 118b (Recherche sur l’être humain).

L’initiative demande l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine. Des dérogations sont possibles si elles sont dans l’intérêt global et prépondérant du sujet (animal ou humain) concerné. Elle demande en outre que l’importation et l’exportation de produits soient interdites si ces produits continuent de faire l’objet directement ou indirectement d’expérimentation animale. L’interdiction ne s’applique pas aux produits déjà existants qui ne font plus l’objet d’aucune expérimentation animale . En outre elle exige, et c’est là une nouveauté intéressante  et importante pour la recherche, que les approches substitutives sans expérimentation animale doivent bénéficier d’aides publiques au moins équivalentes à celles dont bénéficiait précédemment l’expérimentation animale.

Le Conseil fédéral est  opposé à l’initiative, estimant que « l’être humain et l’animal sont assez protégés dans la recherche » et considère qu’il  encourage suffisamment les alternatives à l’expérimentation animale,  en collaborant avec les hautes écoles et l’industrie pharmaceutique pour créer un centre de compétences qui vise à renforcer les principes 3R (Réduction, Remplacement et Raffinement des expériences). Ceux-ci ont théoriquement « pour objectifs de promouvoir les méthodes de substitution à l’expérimentation animale, réduire le nombre d’expériences et limiter les contraintes imposées aux animaux ».

Durant presque 30 ans, le Conseil fédéral a soutenu le fonctionnement de la Fondation recherche 3R, qui, à part  de décourager les chercheurs à se lancer dans une carrière sans expérimentation animale, n’a pas fait grand-chose d’autre. Face aux critiques toujours plus récurrentes qui dénonçaient le fonctionnement de cette fondation, le Conseil fédéral l’a dissoute  en 2018, pour créer la même année sont Centre de compétence 3R. Parasité par des chercheurs pro expérimentation animale ou d’autres qui manquent de courage ou d’éthique, ce centre brille par sa mollesse et son inactivité. Son premier rapport sur son appel à soumission de projets est édifiant. Sur les 54 projets reçus, il n’en a sélectionné que 6, pour un montant de 1,2 millions ; alors que dans le même temps, 80 millions issus des fonds publics sont alloués uniquement pour l’entretien et le fonctionnement des animaleries pour l’expérimentation animale.

On peut citer le projet de Philippe Bugnon de l’université de Zurich, qui projette de développer un logiciel permettant aux chercheurs d’optimiser leurs stratégies d’élevage pour réduire les « potentiels excédents d’animaux », celui de Petra Seebeck, de l’université de Zurich, et de Stephan Zeiter du AO Research Institute Davos, qui prévoient de développer des directives visant à établir des « critères minimums pour la chirurgie sur les rongeurs ». Cela frise le ridicule !

L’initiative veut une véritable aide à l’innovation dans le domaine de la santé.

Les médias, et surtout les « chercheurs » parlent de l’expérimentation animale comme étant une obligation pour le bien-être humain, pourquoi ? En réalité, la loi suisse oblige les fabricants à tester tous les nouveaux produits avant de les mettre sur le marché et oblige ainsi qu’ils soient expérimentés sur les animaux de laboratoire. Même les tests les plus douloureux sont effectués sans anesthésie. L’article 16, alinéa 2, de la loi sur la Protection des animaux (LPDAn), permet d’effectuer des expériences sans anesthésie si le but de l’expérience le nécessite. Ce qui veut dire, donner carte blanche aux vivisecteurs. Certaines expériences sont très cruelles (par exemple celles qui concernent les réactions des régions cérébrales et nerveuses) et exigent que l’animal soit complètement éveillé.

Sachant qu’un nombre similaire d’animaux a été utilisé en 2013, ce chiffre, est révélateur d’une inertie scientifique injustifiable en Suisse. Un détail précis : en 2020, 1’328 animaux de laboratoire ont été utilisés pour des expériences liées au COVID, notamment pour les vaccins, l’immunologie et la transmissibilité du COVID, alors que nous savons que le COVID n’est pas dangereux pour les animaux et que ceux-ci ne le transmettent pas aux humains ! 

Savez-vous qu’en 2020, selon l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) 556’000 animaux ont été utilisés à des fins expérimentales en Suisse l’année dernière ? selon la statistique établie par l’OSAV, ce n’est que 2,8 % de moins qu’en 2019, l’une des raisons étant la pandémie de COVID-19.

L’OSAV déclare que « les expériences de stress sévère sur les animaux ont néanmoins augmenté« . Si le nombre global est constant, la souffrance dans les laboratoires suisses augmente : depuis 2012, le nombre d’expériences les plus cruelles a augmenté de 68% ! Précisons que les laboratoires n’ont aucune obligation légale de donner un chiffre pour les expériences non sujettes à autorisation (celles considérées comme «non douloureuses») Et ce, dans un pays qui se vante d’avoir l’une des lois les plus strictes au monde en matière d’expérimentation animale ! En luttant contre ces expérimentations animales et humaines, ce sont des sociétés chimico-pharmaceutiques, des instituts de recherche, des universités, des hôpitaux, des organismes pour la recherche dans les domaines de l’espace et le militaire que nous touchons, et ces entreprises ne sont pas prêtes et n’ont aucun intérêt à vouloir abandonner ces essais. Certaines multinationales de produits pharmaceutiques ont leurs laboratoires privés, mais les universités pratiquent de la recherche et de la vivisection dans un « but didactique ».

L’initiative contribuerait à une réelle innovation dans le domaine de la santé publique grâce aux développements de nouvelles méthodes de recherche éthiques et efficaces.

Comme toujours, en cas d’acceptation de l’initiative, ce sera au Parlement d’édicter une loi d’application, sur le fond, c’est le principe même de l’initiative qu’il faut soutenir. Soit le besoin de s’orienter vers une recherche éthique, prédictive et sûre pour la santé publique.

Le but principal de l’initiative est l’interdiction de l’expérimentation animale. Il y a suffisamment d’exemples qui démontrent que la recherche sur les animaux n’est pas seulement une pratique cruelle, mais aussi un moyen de recherche qui freine l’innovation. Dans le domaine de la toxicologie, les modèles animaux ne sont pas capables de prédire dans un cas sur deux la toxicité d’une nouvelle molécule pour l’humain. Dans le domaine de la recherche appliquée, après avoir été développés sur des animaux, 9 médicaments sur 10 devront être abandonnés une fois testés sur des êtres humains. Dans le domaine de la recherche fondamentale, le gâchis de vies et d’argent est simplement incalculable. Combien d’études inutiles menées sur des animaux ? Combien de molécules qui auraient pu être prometteuses chez l’homme ont été abandonnées uniquement parce que les résultats préalablement obtenus sur des animaux étaient médiocres ?

Les expériences sur les animaux ne servent même pas à donner une indication de base, avant que les substances ne parviennent à l’être humain: Je souhaite vous donner des exemples concrets :

la strychnine est un poison violent pour l’homme et les chiens, pourtant elle est totalement inoffensive pour les cobayes, les singes et les volailles.

 L’amanite phalloïde est vénéneuse pour l’homme, mais inoffensive pour le lapin.

La morphine est tranquillisante pour l’homme, mais excitante pour les chevaux (les substances utilisées pour le dopage des chevaux de course sont à base de morphine), elle provoque des convulsions chez les rats.

Les amandes sont inoffensives pour l’homme, mais vénéneuses pour les renards et la volaille.

La digitale est utilisée en traitement pour les maladies cardiaques chez l’homme, mais provoque une hypertension grave et mortelle chez le chien.

La thalidomide est tératogène chez l’homme (susceptible de provoquer des malformations chez les enfants exposés in utero), mais inoffensive pour les rats et souris.

L’arsenic est mortel pour l’homme, mais inoffensif pour les moutons.

Finalement, la ciguë, mortelle pour l’être humain, est inoffensive pour les chèvres, moutons et chevaux.

Nous sommes bien conscients que cette initiative ne sera pas acceptée en votation, car tous les partis politiques y sont opposés, face à La Ligue Suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV) ; malgré tout, il nous paraît important de lancer un message clair pour une recherche sur la santé plus progressiste et sans expérience animale : c’est pour ces raisons que nous vous conseillons de voter OUI à l’initiative «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine – Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès».

modification de la loi Covid

Nous allons voter sur les extensions qui ont été incluses au mois de mars dans la loi Covid 19 et contre lesquelles un référendum a été lancé par les « Amis de la Constitutions ».

Il existe  à l’heure actuelle des lois suffisantes pour nous protéger du Covid-19 ou d’autres maladies infectieuses. Cependant, le Conseil fédéral et une majorité du Parlement veulent à nouveau durcir la loi Covid ! Les opposants axent leurs refus sur trois points :

  1. Les personnes non vaccinées sont journellement discriminées.
  2. L’introduction du certificat Covid induit implicitement une vaccination forcée.
  3. La population va être massivement surveillée électroniquement.

Le Conseil fédéral veut obtenir encore plus de pouvoir pour imposer d’autres mesures aberrantes.

On assiste à une vaste discrimination des personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas se faire vacciner, ceci malgré la promesse du Conseil fédéral de laisser le libre choix vaccinal. D’autres réglementations, comme l’obligation de se faire dépister à ses frais pour les vols de retour de l’étranger, ne s’appliqueront qu’aux personnes non vaccinées. Toutefois, étant donné que les personnes vaccinées peuvent également être infectées et donc contagieuses, cette inégalité de traitement n’est pas justifiée. C’est une discrimination à l’encontre des personnes non-vaccinées, qui s’aggrave de jour en jour.

Un second point important est la mise en place d’ « un traçage électronique des contacts qui soit complet et efficace », un système dit « TTIQ » (Test, Tracing, Isolation, Quarantaine). Cela ne signifie rien d’autre qu’une surveillance électronique massive des citoyens, de leur vie, de leurs contacts sociaux, de leurs déplacements et de leurs voyages. Les données seront stockées dans des bases de données centrales. La situation vécue en Chine avec une surveillance totale des gens et un système de points sociaux n’a jamais semblé si proche !

Rappelons encore que la sécurité de ces données récoltées n’est aucunement garantie :  régulièrement nous apprenons le piratage de site, non seulement des communes ou entreprises, mais aussi dernièrement un site de la Confédération qui gère les prêts Covid…

Le risque est important pour les personnes non vaccinées de perdre leur travail à cause du pass Covid, ce qui est inadmissible !


Notre société libre et ouverte sur les autres est menacée par le certificat Covid. La vie et la liberté de mouvement de tous les citoyens seront contrôlées et limitées. Le certificat obligatoire impose de se faire vacciner, pour l’instant avec deux doses, mais avec l’expiration du pass au bout de 12 mois, ce sera bientôt 3 doses, puis 4, …

Les personnes non vaccinées ne pourront plus participer à la vie sociale sans être discriminées. Le certificat est utilisé pour contrôler l’accès dans de nombreux domaines de la vie en société : lors d’événements sociaux, sportifs et culturels tels que des concerts et des représentations théâtrales, des visites de proches à l’hôpital, des événements politiques, des restaurants et même au travail. Le certificat Covid constitue plus qu’une chicane, comme l’a prouvé l’interdiction discriminatoire à la fin août 2021 d’un festival de musique albanaise à Zurich, malgré le concept de protection mis en place. Dans le secteur de la restauration, le certificat Covid entraîne logiquement une nouvelle baisse massive du chiffre d’affaires et aura pour conséquence la perte de milliers d’emplois, et ceci à une période où il n’est plus vraiment possible de manger ou boire dehors, pour les personnes sans certificat covid. Plus de 50’000 emplois ont déjà été perdus dans ce secteur depuis 2020 ! De nombreux établissements ont déjà été sacrifiés et ceux qui restent s’en remettront difficilement. Les patrons doivent jouer aux policiers en harcelant leurs clients de contrôles et de discriminations légalement ordonnés, ceux qui refusent, comme à Zermatt, sont arrêtés et leurs restaurants fermés.

Nous sommes favorables à un certificat Covid volontaire pour faciliter les voyages à l’étranger et, même en cas de vote négatif le 28 novembre, nous considérons que la Confédération et les cantons devraient pouvoir proposer un tel certificat. Rappelons que les voyages restent possibles sans certificat. Plusieurs États américains, par exemple, ont même interdit le certificat Covid.

Le Conseil fédéral, avec cette modification, sera habilité à fixer les critères et les repères pour les restrictions de la vie économique et sociale. Cela lui permettra de contrôler l’ensemble de la vie des gens. Cette extension du pouvoir du Conseil fédéral équivaut à autant de perte de pouvoir du Parlement et des citoyennes et citoyens. C’est un pas vers la dictature. Au contraire, il faudrait limiter les pouvoirs du Conseil fédéral et rendre le contrôle au Parlement.

Enfin et comme cela aurait toujours dû rester, chacun doit pouvoir décider librement de ses propres traitements médicaux, accepter ou refuser de se fairevacciner sans être empêché de pouvoir accéder à certains lieux. Les vaccins, qu’ils se nomment Moderna, BioNtech ou Johnson & Johnson sont encore en phase de test et leurs effets secondaires sont minimisés, car le but du Conseil fédéral est de faire vacciner le maximum de personnes quoi qu’il en coûte (autant en termes humain que financier). N’oublions pas que beaucoup de personnes ne peuvent pas, pour des raisons de santé, se faire vacciner.

Le taux d’immunité de la population est bien supérieur à celui calculé par l’OFSP, car la majorité des personnes qui a contracté le coronavirus a gardé des anticorps, parfois plus d’une année après. Rappelons finalement que le vaccin ne protège aucunement du Covid et que ses effets secondaires à plus long terme ne sont pas encore connus.

A l’approche des votations, le Conseil fédéral modifie sa ligne de conduite afin de gagner la confiance du peuple suisse. Ne nous laissons pas tromper par ce comportement purement politique. Bientôt on nous annoncera sans doute un nouveau variant plus contagieux afin de pouvoir restreindre nos mouvements et nous obliger à accepter l’inacceptable. Israël a pratiqué 4 confinements et incite fortement à une 3ème dose de vaccin afin d’essayer d’enrayer la propagation du coronavirus. Imputer la faute à la minorité non vaccinée et au nouveau variant est une aubaine pour les producteurs de vaccins. Vous connaissez l’adage « diviser pour mieux régner ».

Ne vous laissez par berner par les discours alarmistes des politiciens et des médias et votez NON à cette modification de la loi COVID-19

Zorette

pour plus d’informations : https://loicovid-non.ch

Réinfosanté Suisse

Loi fédérale du 27 septembre 2019 sur les services d’identification électronique (LSIE) (FF 2019 6227)

La loi fédérale sur les services d’identification électronique est disponible sur le site de la Confédération. Comme toutes les lois, elle est plutôt longue à lire (18 pages). Elle a été combattue par un référendum qui a abouti et nous permet de mieux la connaitre.

Les opposants lui trouvent un défaut très important : ce passeport numérique sera délivré par des entreprises privées, avec un contrôle de la Confédération. Parmi ceux qui refusent cette loi, nous trouvons des partis politiques : PS Suisse, le Parti des Vert’libéraux, les Verts et le Parti Pirate, mais aussi les syndicats VPOD et Syndicom, Internet Society Switzerland, droitsfondamentaux.ch, le Conseil suisse des aînés (CSA), l’Association suisse des aînés (ASA), la Fédération des Associations des retraités et de l’entraide en Suisse (FARES), mais c’est la Fondation pour la démocratie directe qui en est le principal instigateur.

Les personnes âgées craignent que des entreprises privées ne leur imposent l’utilisation de l’e-ID, cela malgré les déclarations du Conseil Fédéral qui affirme que ce sera facultatif. Selon les opposants, 8 cantons refusent de soutenir la nouvelle loi, car ils estiment que l’émission de pièces d’identité est une tâche centrale de l’Etat. Et c’est un des principaux arguments des opposants, car la majorité des Suisses souhaite que le passeport numérique soit délivré non par des entreprises privées mais par l’État. Le secteur privé n’inspire pas confiance, surtout en ce qui concerne nos données personnelles.

Qu’est-ce l’e-ID ?

C’est une carte d’identité virtuelle, qui devrait faciliter les démarches auprès des autorités et d’entreprises privées (divers contrats, votations et élections pour un second temps).

Elle permet donc de s’identifier de manière sûre et simple sur Internet, comme le définit le Conseil Fédéral. Par conséquent, l’e-ID contient les données d’identification personnelles officielles habituelles, telles que le nom officiel, la date de naissance, le lieu de naissance ou l’image faciale.

Le besoin d’une identification électronique conviviale et fiable (e-ID) existe en particulier dans le cadre des applications de l’administration en ligne. Jusqu’à présent les cantons, les communes étaient responsables de la manière dont les utilisateurs pouvaient être authentifiés sur leurs portails pour soumettre leur déclaration d’impôts, par exemple. En tant que pilier de la démocratie numérique, l’e-ID sera également utilisée dans l’exercice des droits populaires. En outre, la conclusion de contrats pour lesquels l’identification est obligatoire (conclusion d’un contrat de téléphonie mobile, ouverture d’un compte bancaire) qui exigent une forme écrite serait simplifiée avec une e-ID en ligne.

En ce qui concerne le commerce en ligne, il n’est pas demandé de pièce de légitimation ou signature pour des achats, cela ne devrait normalement pas changer.

Une e-ID de l’État doit être utilisable sur les portails en ligne privés, pour autant que de telles exigences d’identification ou d’exécution d’un contrat le prévoient – mais il n’est pas nécessaire d’avoir une loi qui crée un login universel pouvant être utilisé sur le plus grand nombre de sites web possible.

L’e-ID prévue par la loi prévoit une privatisation qui permet à n’importe quelle entreprise d’être émettrice. Mais cette solution ne remplacera pas tous les mots de passe, puisqu’il s’agit d’une solution nationale, donc pas de connexion à Facebook, Google ni à d’autres fournisseurs internationaux avec votre e-ID.

Par ailleurs, un login central n’est pas seulement problématique au niveau de la protection des données, mais représente également un risque majeur en cas de perte du mot de passe concerné, car tous les services interconnectés en seraient affectés. Ce n’est pas en créant une nouvelle loi sur l’e-ID que la lutte contre les géants internationaux de la technologie pourra être menée à bien, mais plutôt par des dispositions fortes pour la protection des données. Celles-ci sont triplement affectées, d’abord, par une nouvelle base de données centrale créée par l’Office fédéral de la police, utilisation pour la délivrance de l’e-ID par les fournisseurs d’identité (IdP) et finalement pour la mise à jour permanente des données personnelles pour les services en ligne qui utilisent l’e-ID à des fin d’authentifications.

A chaque login, des données sont générées chez les fournisseurs privés de l’e-ID (IdP). Selon la loi toutefois, les IdP ne sont pas autorisés à exploiter commercialement «les données générées par une application de l’e-ID ni les profils d’utilisation basés sur celle-ci». Toutefois les données peuvent être conservées pendant six mois, ce qui est très long. Une solution bien meilleure serait de suivre le principe «Privacy by Design». Ce principe implique de protéger leurs données personnelles dès la conception. Cela signifie que les entreprises ont désormais l’obligation d’intégrer ce principe de protection des données à caractère personnel dès la mise en œuvre de projets impliquant un traitement de données au sein d’une structure. Le fait d’intégrer le concept de protection des données à caractère personnel dès la conception de projets qui s’y rattachent permet de limiter les risques d’un éventuel non-respect des exigences du Règlement Général pour la Protection des Données.

Une personne enregistrée (avec ou sans e-ID) est facilement traçable et ce, en continu. Le risque existe qu’un enregistrement devienne de plus en plus nécessaire pour les transactions quotidiennes et qu’ainsi des profils de personnalité soient créés.

L’e-ID n’est pas un document de voyage reconnu au niveau international même si elle remplit les mêmes fonctions qu’une pièce d’identité officielle lorsqu’elle permet le retrait de lettres recommandées, la conclusion d’un contrat de téléphonie mobile, la certification de l’âge lors de l’achat de spiritueux ou la réception d’un extrait du registre de recouvrement de créances. C’est presque l’équivalent électronique de la carte d’identité.

Le fait que des entreprises privées soient émettrices et promeuvent l’e-ID est vraiment problématique.

Peut-on imaginer par exemple qu’une grande banque délivre une carte d’identité et qu’elle soit votre interlocuteur tout le long du processus, comme par exemple, la demande d’un extrait du casier judiciaire ? Elle et certifiée par la Confédération, mais c’est une entreprise privée, et de ce fait, cela n’est pas acceptable à mes yeux, c’est la privatisation d’un domaine qui appartient et doit rester à l’Etat.

La création d’une commission fédérale d’identification électronique (EIDCOM) pose plus de problèmes qu’il n’en résout. Certes, elle est responsable de la reconnaissance des émetteurs privés (IdP) et habilitée à la retirer. Mais va-t-elle oser et retirer la reconnaissance de l’Etat à une entreprise privée si celle-ci ne respecte pas les conditions, au risque d’invalider plusieurs centaines, voire milliers d’e-ID déjà délivrées ?

Pour toutes ces raisons, nous vous recommandons de voter NON à cette nouvelle loi.

Loi fédérale du 28 septembre 2018 relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA) :

Que nous soyons pour ou contre les entreprises internationales, il est évident que celles-ci ont un certain impact au niveau fiscal et en emplois sur l’économie suisse. Les régimes fiscaux dont elles ont longtemps bénéficié ne sont plus admis au niveau international et la Suisse s’est engagée à les abolir. Le projet soumis en votations (RIE III) a été rejeté par le peuple, et il devient urgent de trouver une solution nationale, que le Conseil fédéral a nommé PF17.

Dans cette même année 2017, le projet de Prévoyance vieillesse 2020 a également échoué en votation populaire.

Est-ce donc pour noyer le poisson que le parlement a réuni ces deux réformes en une même votation ? Ce projet, la RFFA (Réforme de la fiscalité des entreprises et financement de l’AVS) est soutenu par Economiesuisse, et les socialistes. Le SSP (syndicats des services publics), Les Verts et d’autres associations de gauches sont contre.

Le but du projet est de supprimer les privilèges fiscaux accordés aux entreprises internationales et d’ainsi imposer toutes les entreprises selon les mêmes règles. (rien à redire là-dessus),  encourager fiscalement la recherche et le développement (une phrase un peu fourre-tout qui permettra à beaucoup d’entreprises de contourner certains obstacles) et accorder plus de moyens aux cantons pour mettre en œuvre le projet selon leurs besoins et les spécificités des communes. Connaissant le grand argentier vaudois, immense ami de nombreux entrepreneurs importants, je ne doute pas un instant que certaines entreprises seront avantagées…mais chut… s’il me lit, je risque de me retrouver sur le banc des accusés…

A court terme, les mesures fiscales entraîneront pour la Confédération et les cantons une baisse des recettes estimée à environ 2 milliards de francs. Dans le même temps, 2 milliards supplémentaires seront versés à l’AVS par an. Environ 800 millions de francs seront versés par la Confédération, et le reste sera financé par les entreprises et les assurés.

Les opposants, qui ont lancé un référendum ayant permis cette votation, considèrent que ce compromis revient à « faire du neuf avec du vieux », et ne fait que continuer à attiser le dumping fiscal intercantonal et international et ne permet donc en aucun cas de sortir de l’impasse. Les citoyennes et citoyens s’étaient clairement exprimé(e)s contre de nouveaux cadeaux fiscaux pour les grandes entreprises aux dépens du service public. Or, comme la RIE III, la RFFA ne profiterait qu’aux grands actionnaires des entreprises les plus rentables et se traduirait par des coupes massives au détriment des soins dans les hôpitaux, de la prise en charge des personnes âgées, etc.

La protection du climat pâtirait également du manque de fonds dû aux pertes fiscales découlant de la RFFA. Finalement, en attirant des sociétés étrangères ici, la Suisse extorque des recettes fiscales à plusieurs pays, condamnant ainsi des millions de personnes à la pauvreté.

Nous considérons que les 2 réformes n’auraient pas dû être liées en votation et vous proposons de voter NON à la RFFA.